Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 17:08

Depuis le temps que je voulais le photographier...

Voici "notre" superbe Milan Noir.

 

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Ce majestueux rapace n'a d'ailleurs de noir que le nom, puisqu'il est en réalité plutôt brun - hormis l'extrémité des rémiges (plumes des ailes) et des rectrices (plumes de la queue). La tête est même particulièrement claire mais lors de son observation en vol, il semble toujours beaucoup plus sombre.

Migrateurs, les Milans que l'on peut observer en Europe, passent l'hiver en Afrique subsaharienne.

 

Ce specimen a été admis avec le bout des rémiges coupé. Il présente de plus une forte imprégnation et ne nous craint pas le moins du monde... La coupe des plumes était, de toute évidence, l'acte volontaire d'une personne ayant élevé ou capturé l'oiseau afin de le garder en captivité.

 

Bien sûr, il est totalement interdit de posséder un tel rapace et le Milan - dont l'envergure peut tout de même atteindre 1m35 pour un poids de 900g - a du finir par représenter une charge trop lourde et complexe à son "propriétaire"...

 

 

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Dans la volière où il se trouve - en compagnie de plusieurs buses et bondrées - ses plumes repoussent petit à petit.

Malheureusement, son imprégnation persiste (il nous prendrait presque la nourriture dans les mains et semble très intéressé par tous nos faits et gestes, qu'il épie en se perchant à quelques centimètres au-dessus de nous).

Situation qui interdit toute tentative de relâcher et de réintégration dans le milieu naturel pour le moment...

 

Et pourtant... Un Milan Noir en vol au-dessus d'une vallée est un spectacle tellement plus enviable...

Souhaitons-lui donc de retrouver au plus vite, son instinct sauvage !

 

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : les amoureux de la nature
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 18:43

C'est la rentrée au centre de soins !

Et pour celébrer dignement ce petit événement, je vous propose de faire un peu plus ample connaissance avec un rapace assez méconnu : la bondrée apivore.

 

 

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Souvent confondue avec la buse variable (couleur du plumage et taille sont sensiblement identiques), la bondrée possède toutefois certaines caractéristiques permettant de l'en différencier.

Sa tête, plus petite, est communénement grise et son port, moins altier. Son iris est d'un jaune très marqué - pâle chez la buse. Enfin, en vol, ses ailes sont plus étroites et sa queue, plus allongée.

 

Pourquoi la dit-on apivore ?

Parce que notre beau rapace se nourrit exclusivement d'insectes et raffole tout particulièrement des hyménoptères (abeilles, guêpes, bourdons...), dont elle n'hésite pas à déterrer les nids construits dans le sol afin de se délecter des oeufs ou des larves.

 

La bondrée est un rapace migrateur, qui ne s'installe chez nous que pour la reproduction et l'élevage des jeunes (de fin avril à début octobre). Le reste de l'année, elle s'installe en Afrique sub-saharienne.

 

 

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Quatre spécimens sont actuellement en soins au centre. Une adulte, souffrant d'une fracture de l'aile (photo) et trois juvéniles - dont deux, imprégnés, montrent des signes d'agressivité envers l'Homme. En effet, chaque nourrissage ou pesée ne se fait pas sans quelques coups de becs bien sentis sur les chevilles et les mollets avant que nous ne parvenions à les capturer !

 

Les jeunes se différencient des adultes, par un plumage piqué de blanc sur le dos - qui s'uniformisera par la suite - des iris beaucoup plus pâles et des cires jaunes (noires chez l'adulte).

Qu'appelle-t-on cires ? Ce sont les petits renflements situés à la base du bec de certains oiseaux (la plupart des rapaces, mais aussi les pigeons ou encore les labbes...) et qui peuvent notamment changer de couleur selon les espèces et la période de reproduction.

 

La migration ayant lieu jusqu'aux alentours du 10 Octobre, nous espérons pouvoir relâcher nos patients avant cette date. Sinon, il faudra sans doute les garder auprès de nous jusqu'au prochain printemps !

 

Souhaitons donc un bon et prompt rétablissement aux bondrées et... une bonne rentrée à tous !:)

A très bientôt pour les news de l'hôpital de la Faune Sauvage !

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : les amoureux de la nature
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 21:49

En ce mois de Mars, le centre a déjà reçu plusieurs petits mammifères et oiseaux.

 

Les premiers arrivés furent deux jeunes lapins de garenne, dont le terrier a été détruit lors de travaux de jardinage. Malheureusement, seul l'un d'eux (la femelle) a survécu.

Petite lapine grandit chaque jour davantage et se montre toujours plus dynamique : course et bonds dans la cage, yeux grands ouverts sur le monde, grignotage goulu de feuilles de pissenlit, de tiges de pâquerettes, de boutons d'or etc... Nous sommes optimistes quant à la poursuite de sa croissance et sa réintégration.

 

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L'ont ensuite rejoint : une (très) jeune fouine mâle et quatre bébés écureuils.

Encore aveugles, incapables de réguler leur température corporelle et dépendant de leur mère pour les réflexes d'élimination (stimulation des voies naturelles), les bébés ont été placés en couveuse et sont biberonnés avec un aliment énergétique mélangé à du lait maternisé pour chaton ou furet. Ils reçoivent entre 20 et 25% de leur poids corporel réparti en 4 ou 5 prises journalières. Autant dire que nous passons nos journées à biberonner ! ;)

 

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Les risques d'imprégnation sont peu importants concernant le lapin.

En revanche, il faudra se montrer vigilant pour les écureuils et la fouine. Cette dernière a d'ailleurs récemment "ouvert" ses oreilles et peut donc nous entendre => d'où une obligation de silence complet lors du nourrissage !

 

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Enfin, nos premières hulottes juvéniles sont arrivées à la suite de la destruction de leur nid. Elles sont nourries de poussins coupés, administrés trois fois par jour à la pince de gavage pour simuler la bécquée. On ne peut pas dire qu'elles aient encore beaucoup de charme...

 

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Mais, voici venu le temps de faire un petit rappel concernant le ramassage des jeunes.

 

Dans les cas évoqués ci-dessus, le ramassage était justifié mais il n'en est pas toujours ainsi.

Il est notamment courant de trouver de jeunes chouettes hulottes dispersées au pied d'un arbre. Cela ne veut pas dire qu'elles sont abandonnées ni qu'il faut les "sauver" ! Si aucun danger immédiat n'est visible, que les animaux ne présentent aucun signe de blessure, il faut absolument les laisser où ils se trouvent (ou les diposer sur une branche si l'on craint vraiment qu'un prédateur s'en empare). La mère reviendra les nourrir plus tard.

Chaque année, de nombreux oiseaux sont ainsi enlevés à leur milieu naturel et apportés dans les centres de soin sans véritable raison. Impossible ensuite de les replacer où ils ont été trouvés ; il faut donc prendre en charge leur élevage avec tous les risques que cela représente : stress, imprégnation, problèmes nutritionnels, décès des jeunes...

 

Il en va de même pour les levreaux trouvés tapis dans les herbes hautes. Ils ne sont pas abandonnés, ils sont camouflés ! ;)  Leur mère attend probablement que vous vous soyez éloignés pour revenir auprès d'eux, tout simplement !

 

Alors, n'hésitez pas à faire passer le message autour de vous. La prévention et une meilleure connaissance des habitudes d'élevage des jeunes nous permettra, à tous, de mieux prendre soin de notre belle faune sauvage.

 

@ très bientôt !

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : zamis des zanimos
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 15:14

Pour le plus grand plaisir des yeux, voici donc l'oiseau le plus rapide du monde : le superbe faucon pèlerin.

 

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Ce spécimen est arrivé au centre à la suite d'un choc. Il souffrait de diverses blessures au crâne ainsi que d'une amaurose de l'oeil droit : cad une perte de vision pouvant être totale ou partielle, transitoire ou définitive, à la suite d'une atteinte des centres nerveux mais sans que l'oeil lui-même ne soit lésé. 

 

Après de premiers soins en box, il a été placé en volière extérieure où nous devons nous assurer qu'il est capable de repérer sa nourriture, malgré son handicap partiel. Pour chasser, une excellente vision est, en effet, nécessaire au rapace diurne. En revanche, la perte d'1 oeil chez un rapace nocturne s'avère beaucoup moins dramatique (celui-ci utilisant également son ouie pour repérer ses proies). L'une de nos chouettes hulottes sera ainsi bientôt relâchée après avoir dû subir une énucléation !

 

Le faucon pèlerin se nourrit presque exclusivement d'oiseaux (chasse en vol), mais peut également se repaître de petits rongeurs, reptiles ou mammifères. Il niche sur des corniches, des falaises mais aussi sur de hauts bâtiments (un couple de faucons pèlerins a d'ailleurs récemment été repéré à Nantes, sur le toit de l'église St Clément).

Comme pour la plupart des rapaces, la femelle est plus grande que le mâle (environ 30%) d'où le nom de "tiercelet" donné à ce dernier en fauconnerie.

Mais, bien sûr, sa réputation tient avant tout à son impressionnante vitesse en piqué pouvant atteindre les 380 km/h !

 

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Pour l'instant, notre faucon parvient à se nourrir correctement. Cependant, sa capacité de vol est encore insuffisante pour envisager un relâcher. Espérons qu'il saura mettre à profit l'espace de sa volière pour se remuscler et que son actuelle cécité continuera d'évoluer positivement.

Assister au retour à la liberté d'un oiseau aussi majestueux étant toujours une magnifique récompense !

 

Vous avez des questions ?

Vous aimez les articles ou les photos, n'hésitez pas à poster un commentaire !

Un grand merci à tous et @ très bientôt !

 

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : les amoureux de la nature
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 17:09

Le centre a reçu ce week-end, cinq écureuils roux saisis chez un particulier par l'ONCFS. Cette personne possédait illégalement et dans des conditions d'hygiène déplorables, divers animaux sauvages et exotiques. Pourquoi ? Comment ? Mystère...

 

Les écureuils - apparemment un couple et ses trois petits - se trouvaient dans des cages rouillées, souillées par les excréments et n'étaient nourris que de cacahuètes (une "mono alimentation" trop grasse et pas du tout adaptée).

 

Plutôt calmes pour l'instant, ils semblent tout de même un peu déboussolés par le changement d'environnement. Ils ont été placés dans une grande cage avec des branches, des cachettes et une alimentation adaptée (noix, noisettes, pommes, amandes, glands etc...). 

Nous devrons les côtoyer au minimum afin qu'ils perdent toute trace d'imprégnation.

De plus, les petits étant vraisemblablement nés en captivité, il faudra nous assurer qu'ils se nourrissent seuls et qu'ils s'adaptent correctement à un environnement sauvage avant d'envisager un relâcher.

 

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Pour cela, nous les placerons en temps voulu, dans une grande cage extérieure où ils pourront s'habituer aux bruits, aux odeurs, voire même apercevoir d'autres congénères (nombreux sont les petits écureuils vivant à la Chanterie !).

Puis, un jour, nous les laisserons partir, tout en laissant la porte de la cage ouverte avec de la nourriture et de l'eau à disposition ainsi qu'une petite "maison" où ils pourront venir se réfugier.

La retour à la liberté s'effectuera donc de manière progressive !

 

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Il est temps de rappeler que la capture et la détention d'espèces sauvages sont strictement interdits en France !

De même, le transport d'un animal sauvage est toléré en cas d'urgence, à condition de le conduire vers un centre de soins dans les plus brefs délais et par l'itinéraire le plus direct (circulaire du 14 mai 1993 complétant l'arrêté du 10 septembre 1992 réglementant  le fonctionnement et les installations d'établissements pratiquant des soins sur les animaux de la faune sauvage)

 

Nous souhaitons en tout cas bonne chance à nos jeunes écureuils pour leur réinsertion progressive dans la vie qui doit être la leur ! Je vous tiendrai bien sûr au courant de leur évolution.

 

Pour ce qui est des hiboux dont je vous parlais dernièrement : leur convalescence se poursuit. Le Hibou Moyen Duc montre des signes encourageants de reprise de motricité même s'il faut encore le gaver. Quant aux Hiboux des Marais, seul celui avec le trauma refuse encore de se nourrir convenablement. Le second sera bientôt placé en box, ce qui signifie : début de la réeducation avant le relâcher ! :)

 

A très bientôt  et n'oubliez pas de laisser un petit mot si le coeur vous en dit !

:)

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : zamis des zanimos
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 18:42

Voici notre HMD, c'est-à-dire notre Hibou Moyen Duc !

 

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Ce magnifique rapace nocturne a rejoint le centre car il souffre d'une néphromégalie. Cela signifie que le volume de ses reins a augmenté de manière anormalement importante (suite à une infection... ?). En conséquence, certains nerfs sont compressés et notre hibou ne parvient plus à se tenir debout. 

Il est réhydraté, gavé et traité quotidiennement grâce à des antibiotiques. Il faudra patienter quelques jours pour pouvoir juger de son évolution ; espérons qu'il se remette rapidement !

Notez bien que les deux petites "houppes" situées sur le dessus de son crâne ne sont pas des oreilles, comme le veut la croyance populaire, mais de simples touffes de plumes appelées "aigrettes". ;)

 

Quant au second rapace que voici, il s'agit d'un HDM (entendez par-là, un Hibou des Marais) ! :)

 

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Comme je l'indiquais en titre, ce début de Janvier rime avec hibou puisque, en deux jours, nous avons reçu deux spécimens de HDM.

Le premier - sur la photo - souffre d'un traumatisme crânien (dû vraisemblablement à un choc avec un véhicule) ; le second, d'une fracture ouverte de l'humérus - l'un des os de l'aile - qui semble récupérable. Tous deux sont également sous traitement antibiotique et nous surveillons leur appétit.

Souvent, les nouveaux arrivants ont besoin d'un jour ou deux pour s'adapter à leur nouvel environnement et se décider à manger. Néanmoins, il nous faut être vigilant car nous ne pouvons pas les laisser perdre trop de poids et s'affaiblir : s'ils ne s'alimentent pas, il faudra les gaver.

Le traumatisme crânien du premier ne semble heureusement pas trop grave et déjà, l'oiseau était beaucoup plus vif aujourd'hui qu'hier, à son arrivée.

Comme son nom l'indique, le hibou des marais vit... dans les marais mais aussi près de grandes prairies herbeuses ou de champs cultivés. Son masque facial rappelle un peu celui de la chouette hulotte mais l'on ne s'y trompe pas : ses yeux jaunes perçants savent vous rappeler à qui vous avez affaire ! ;)

 

A très bientôt pour les nouvelles et bien sûr, bonne année à tous les amoureux de la Faune Sauvage !

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : les amoureux de la nature
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 18:38

En cette période de fêtes, le travail ne manque pas au centre.

 

L'hiver étant particulièrement rude et précoce, les oiseaux sont nombreux à nous rejoindre et nous avons malheureusement perdu notre beau faucon pèlerin... 

Mais nous avons aussi de bonnes nouvelles puisque plusieurs oiseaux ont été relâchés : un jeune faucon crécerelle, un goéland, la buse en volière que je vous présentais dans un article précédent, deux fulligules ainsi qu'une chouette hulotte :

 

Faune-Sauvage-013.jpg

 

Nous avons également arrêté le gavage pour l'autre buse présentée dans l'article.

Heureusement, car elle commençait à montrer des signes d'imprégnation.

Imprégnation ? De quoi s'agit-il ?

 

Il est primordial que les animaux sauvages conservent une crainte de l'Homme et n'en deviennent pas dépendants. Mais lorsque nous devons manipuler un animal au quotidien pour lui prodiguer des soins, il se peut qu'il perde peu à peu cette crainte et commence à "échanger" avec nous, à se familiariser, à "s'apprivoiser".

Or, un animal imprégné ne peut être relâché avec succès dans la nature ! Il pourra rechercher la présence humaine, perdre sa capacité à se débrouiller seul et à échanger normalement avec ses congénères. Il pourra même devenir plus ou moins dangereux  - selon l'espèce - lors de la période de reproduction par exemple, lorsqu'il considèrera l'Homme comme un concurrent sur le même territoire...

Voilà pourquoi il est important, lorsque l'on recueille un animal sauvage blessé ou malade, de le placer dans un centre où il sera pris en charge de la façon la plus appropriée (détenir un animal sauvage, même une simple corneille ou une simple mésange, étant d'ailleurs interdit par la loi ;))

 

Finalement, notre beau rapace a été placé dans la grande volière extérieure auprès d'une autre buse. Il ne nous gratifiera donc plus de ses jolis cris au quotidien ;) et les traces d'imprégnation devraient vite disparaître.

Cigognes et hérissons se portent également bien en majorité ! 

 

Voici donc les dernières nouvelles des animaux dont j'ai déjà parlé sur ce blog en 2010.

Pour l'an prochain, les aventures de divers pensionnaires sont déjà en train de s'écrire et connaitront, je l'espère, des dénouements favorables. 

En attendant, comme petit cadeau de Noël : une photo de l'une de nos chouettes effraies (mes petites préférées, magnifiques avec leurs grands yeux noirs et leur port altier). J'espère qu'elle vous plaira ! :)

 

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Bonnes fêtes de fin d'année à tous et à l'année prochaine !

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : les amoureux de la nature
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 20:17

Il fait froid !!

 

Au centre, il nous faut veiller à ce que les pensionnaires installés en volières extérieures, ne souffrent pas trop de la chute des températures. Surtout lorsqu'il s'agit d'oiseaux sensés se trouver... en Afrique !

 

Notre cigogne blanche a donc été déplacée dans une volière plus petite mais munie d'électricité, où nous avons pu lui installer une lampe chauffante. Cette dernière va, bien sûr, aider l'oiseau à lutter contre le froid, mais va également permettre d'éviter que sa nourriture gèle ! En effet, les cigognes sont nourries de poussins mais aussi et surtout de poisson (éperlans, maquereaux, sprats) mis à leur disposition dans des bassines d'eau.

 

Voici une photo prise dans la grande volière :

 

Faune Sauvage 016

 

Et une autre, dans la "nouvelle" (on la sent tout de suite beaucoup plus à l'étroit...) :

 

Faune Sauvage 052

 

Arrivé avec une ostéite - c.a.d une inflammation du tissu osseux due à une bactérie - et n'ayant pas pleinement récupéré ses capacités avant la date de migration (août-septembre), notre bel échassier n'a pas pu être relâché et passera donc l'hiver à nos côtés. (Relâcher un animal après sa date de migration revenant à le condamner, puisqu'il ne saurait partir seul et qu'il ne trouverait plus sa nourriture).

 

Une lampe chauffante a également été installée dans la volière de nos deux cigognes noires, toujours en réeducation après avoir été soignées pour diverses fractures.

 

Faune Sauvage 051

 

Très stressées, elles se rassurent mutuellement depuis qu'elles ont été placées ensemble.

Cela permet une meilleure convalescence et... un accès plus facile pour les soigneurs à l'intérieur de leur enclos ! Et oui : gare à une cigogne énervée ! Son long cou peut se détendre violemment et son bec est un véritable poignard dont il faut savoir se méfier. Soigner, c'est passionnant mais ce n'est pas tous les jours une sinécure (c'est pas faux !) ;)

 

A bientôt pour de nouvelles aventures ! :)

Et, comme toujours, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur le blog !!!

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : les amoureux de la nature
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 18:55

Vous l'attendiez tous et bien le voici ! ;)

L'un des plus grands si ce n'est le plus grand rapace du Nord Ouest : j'ai nommé la Buse Variable.

Pourquoi variable ? Et bien en raison des nombreuses variétés de couleur de son plumage (toujours dans les teintes brunes néanmoins). Sa longévité est de 25 ans et son envergure d'environ 1m20.

 

En ce moment, 4 buses sont en soins au centre.

Les 2 dernières arrivées souffrent de problèmes digestifs et ne s'alimentent plus. Nous devons donc les gaver !

Voici l'une d'elles :

 

Faune-Sauvage-041.jpg

 

Comment se passe le gavage de ce gros oiseau ?

 

Dans la nature, la buse se nourrit principalement de rongeurs, voire de reptiles, d'insectes ou de charognes. Il lui faut donc une alimentation carnée. Deux fois par jour, nous la gavons d'1 poussin coupé (les poussins nous sont livrés déjà morts. Oui... c'est triste mais il faut bien que chacun mange...)

 

Après avoir attrapé Dame buse, nous l'enserrons dans une serviette et la calons entre nous et la table de soins.

Curieusement, elle n'oppose pas beaucoup de résistance avec son bec, contrairement au faucon ou à l'épervier qui ont pour grand plaisir de nous pincer les doigts très fort ! Il est donc relativement aisé de s'en saisir et de le maintenir ouvert.

Il faut ensuite être vigilant lorsque l'on insère les morceaux : la trachée de l'oiseau n'est pas isolée par une épiglotte comme chez l'humain. Les aliments doivent donc passer bien en arrière de cette trachée, directement dans l'oesophage, sous peine d'étouffer l'oiseau (cette technique ne peut donc être pratiquée à l'aveugle par des personnes inexpérimentées !)

Enfin, en massant la gorge, on fait glisser chaque morceau jusqu'aux voies digestives en s'assurant qu'il n'y a pas de régurgitation.

 

Tous ces gestes doivent être rapides et sûrs afin d'éviter trop de stress à l'animal.

Les gavages seront pratiqués autant de temps que nécessaire afin d'assurer une prise de poids et un apport énergétique optimales.

 

Pour l'instant, la convalesence de nos deux malades se passe bien. :)

A terme, elles rejoindront peut-être leurs congénères dans la grande volière dédiée aux rapaces. Là-bas, les 2 buses en fin de soins s'exercent au vol et refont leur musculature avant le grand retour dans le milieu naturel ! :)

 

Faune-Sauvage-040.jpg

 

Par louvella - Publié dans : Animaux - Communauté : les amoureux de la nature
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 19:05

Petite photo de 2 bébés hérissons encore en soins au centre :

 

Faune-sauvage-017.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 repas quotidiens leur sont donnés hors de leur cage afin :

- de s'assurer qu'ils mangent suffisamment

- de garder cette dernière la plus propre possible ! (Et oui : un hérisson c'est mignon, mais légèrement crado ! ;))

Ceux-ci sont désormais capables de manger des croquettes et de la pâté à base de viande. Plus petits, ils étaient nourris d'une sorte de lait très appétent, reconstituant et énergétique.

 

Cette année, beaucoup de jeunes sont arrivés tard au centre de soins (octobre). L'été fut long et certains hérissons ont donc eu 2 portées au lieu d'1. Les seconds étant nés proches de la période d'hibernation (novembre à mars), ils semblent avoir été plus ou moins délaissés par les adultes, occupés à préparer leur hiver.

 

Les petits sont pesés chaque jour et prennent régulièrement du poids mais il n'est évidemment pas possible d'envisager un retour à la nature immédiat. Ils passeront donc leur premier hiver avec nous.

Il en va de même pour les adultes que nous devons encore soigner pour diverses blessures tout en essayant de respecter au mieux leur rythme biologique.

 

Dernier relâché en date (et sans doute de l'année), une grosse boule de piquants ayant confortablement dépassé les 800g ! Si les petits montrent encore sans crainte le bout de leur museau - même à la manipulation - celui-ci est désormais farouche et n'a pas daigné se déplier pour nous dire au-revoir.

Sans rancune, nous lui souhaitons bien évidemment bonne chance pour la suite !

 

Faune sauvage 022

Par louvella - Publié dans : Animaux
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